• Mobilisation

    Au nom de l’idéal républicain,
    Pour la Démocratie, la Justice, la Liberté et la paix !
    Après l’attentat de Toulouse,
    Les Amis d’Israël en France se mobilisent

     

    Cher(e)s ami(e)s,

    Lors de la préparation du Congrès des Amis d’Israël en France, qui s'est tenu le mardi 3 avril 2012, nous ne pouvions pas imaginer la désastre qui a endeuillée notre communauté et avec elle la Nation toute entière.

    L’attentat perpétré contre l’école Ozar Hatorah de Toulouse par un terroriste islamiste, jette une lumière crue et tragique sur le mal qui ronge notre pays. Il a fait quatre morts, un jeune rabbin de 30 ans, Jonathan Sandler et ses deux enfants Gabriel (5 ans) et Arié (3 ans), une petite fille de 8 ans, Myriam, la fille de Yaffa et du Rav Yaacov Monsonégo, le Directeur de l’école. Il a fait également un blessé grave, Bryan Bijaoui (17 ans) dont l’état reste préoccupant et des dizaines d’enfants traumatisés qui peuvent se considérer, à juste titre, comme des survivants de ce massacre programmé et froidement exécuté.

    Le bilan est très lourd ! Trop lourd !

    Rien ne sera plus comme avant, ni à Toulouse ni ailleurs en France, ni pour les juifs ni pour la plupart de nos concitoyens. Il y aura un avant et un après - l’attentat de Toulouse, car pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale des enfants juifs ont été assassinés de sang froid parce qu’ils étaient juifs.

    Le tueur avait précédemment assassiné trois militaires et en a blessé un quatrième dont l’état reste grave. Durant le siège de son domicile, où il s’était retranché avec son arsenal, il a clairement indiqué qu’il voulait « mettre la France à genoux ». Dans son esprit fanatisé il y a donc un lien entre des militaires qui portent et défendent les valeurs de la France hors de nos frontières et des enfants juifs, dans une école juive à qui l’on transmet ces mêmes valeurs. Tout un symbole.

    Derrière cette barbarie qui nous renvoie aux heures sombres de notre histoire, il y a une idéologie criminelle et totalitaire profondément enracinée au cœur du monde musulman et dont les musulmans eux mêmes sont les premières victimes. Islamisme radical, salafisme, djihadisme… ce totalitarisme implacable porte un nom qui résume bien sa doctrine et ses ambitions : le nazislamisme.

    Depuis l’an 2000 et le déclenchement de la seconde intifada, c’est cette idéologie qui tisse sa toile et étend son emprise sur « les territoires perdus de la République ». La haine des juifs est son moteur. La détestation d’Israël son carburant. La domination de l’islam sa stratégie et la conquête du monde et la destruction des valeurs démocratiques et républicaines son objectif.

     

    Voilà pourquoi la relation France-Israël est stratégique. Elle revêt une importance toute particulière et doit nous à repenser notre politique étrangère qui ne peut plus faire l’impasse sur les valeurs de la France : démocratie, liberté, égalité, fraternité.

     

    Au lendemain des révolutions arabes et de la chute des dictatures militaires ou policières, nous devons refuser la complaisance coupable avec les régimes islamistes qui veulent imposer la Charia à leurs peuples et l’exporter en France devenue terre de conquête. L’islam radical est une menace pour la grande majorité des musulmans d’abord, mais aussi particulièrement pour les femmes dont les droits sont bafouée, les minorités qui sont opprimées, les juifs et Israël voués à la disparition, les démocraties vouées aux gémonies…

     

    Alors, si nous voulons gagner la bataille de la paix, de l’innovation, de la création, des nouvelles technologies, du bien être et du progrès au service de l’Humanité.

    Si nous voulons préserver le lien social et la paix civile, éviter les amalgames et les stigmatisations, alors il faut savoir nommer les choses pour, comme dirait Camus, « ne pas rajouter du malheur au monde ».

     

    La France et Israël partagent les mêmesvaleurs, le même idéal, les mêmes combats. Ces deux démocraties sont des alliées naturelles. C’est pourquoi, l’amitié entre la France et Israël est un défi qui doit être relevé pour garantir aux générations futures que nous ferons triompher le droit, la solidarité, le respect de tous et la démocratie.  

     

    C’est au nom des valeurs républicaines que nous, français de tous bords et de toutes obédiences, sommes les amis d’Israël. Alors, soyons nombreux mardi 3 avril à la Mutualité pour le grand meeting des « Amis d’Israël » au cœur de la campagne présidentielle.

     

    Les candidats, les responsables politiques, les intellectuels, les artistes, les personnalités de la société civile viendront signer le Pacte de l’Amitié… nous saurons alors qui sont les vrais amis d’Israël. Ceux qui, au delà des paroles et des déclarations de circonstances, ne craignent pas de s’engager pour la légitimité, la sécurité, la paix et la coopération avec Israël et contre le fanatisme, le boycott, le terrorisme, la haine des juifs et d’Israël … qui est aussi celle de la France.

    Car, comme l’a rappelé José Maria Aznar, « si Israël tombe, nous tomberons tous ! »

     

    Arié Bensemhoun
    Délégué général des Amis d’Israël en France

     

    * Arié Bensemhoun est membre du bureau exécutif du CRIF,
    Directeur exécutif d’ELNET Dialogue Stratégique France Israël
    Président de la communauté juive de Toulouse

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